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Il ne faut pas oublier les places arrière, généreuses pour deux adultes et assez faciles d'accès. Le dégagement pour le corps est bon, quoiqu'un peu limité pour les jambes. L'assise des sièges est très confortable, tout comme à l'avant (c'est une Cadillac après tout) mais le support latéral est à peine suffisant à l'avant pour tester la tenue de route, et inexistant à l'arrière, de quoi donner la nausée à ceux qui y prennent place. Au moins, lorsque la place centrale n'est pas utilisée, un accoudoir tout de cuir peut se rabattre tout en offrant deux porte-gobelets. L'acheteur d'un modèle sans options devra débourser 620$ pour pouvoir rabattre le dossier de la banquette arrière de façon à agrandir le coffre de 362 litres, plus petit que celui d'une petite compacte comme la Toyota Corolla (390 litres), ce qui constitue deux aberrations en une.
Pour terminer sur une note positive, il faut mentionner l'excellente qualité de la sellerie de cuir, que certains accusent cependant de ne pas bien respirer. D'excellentes notes aussi pour la chaîne audio Bose à huit haut-parleurs, qui donne un son clair, précis, et puissant, qu'il provienne d'un disque compact ou d'une station de radio, le système traitant le signal électroniquement de façon à éliminer les parasites. L'assemblage, sans être digne d'une voiture japonaise, demeure néanmoins satisfaisant. Les matériaux pourraient être de meilleure qualité compte tenu du prix demandé, mais sont quand même bien supérieurs à ce que GM installe dans ses autres marques.
Sur la route
Il n'y a pas si longtemps, les Cadillac étaient accusées d'offrir un comportement se rapprochant plus de la navigation maritime que de la conduite automobile. Là encore, le fabricant semble vouloir faire oublier à tout prix ces vieilles affirmations en proposant une voiture dont les qualités routières ressemblent davantage à celles d'une berline sportive. Il ne fallait cependant pas compromettre ce petit côté confort qui fait qu'une Cadillac est une Cadillac. Le résultat global laisse donc paraître une certaine impression de compromis, même si le véhicule est équipé d'une suspension dite "sport" et de jantes de 17 pouces recouvertes de pneus Goodyear Eagle RS-A P225/50R-17. Ces pneus ne sont que passables; ils se mettent à crier rapidement lorsque la limite de leur adhérence est testée, en plus d'offrir un rendement moyen sur pavé mouillé. La CTS mérite pourtant bien mieux.
Immédiatement après avoir démarré le moteur, il devient limpide que cette Cadillac est fidèle à ses origines; la mécanique n'émet aucune vibration et a un son à peine perceptible, que ce soit au ralenti ou lorsqu'elle est sollicitée. Les montées en régime s'accompagnent par contre d'un plaisant vrombissement qui évoque une certaine sonorité allemande. Autrement, c'est la tranquillité absolue; le tachymètre peine à indiquer 1 200 tr/min à 60 km/h, tandis qu'aux vitesses autoroutières, il indique respectivement 2 100 tr/min à 100 km/h et 2 500 tr/min à 120 km/h. Cela se traduit non seulement par un habitacle silencieux, mais aussi par une incroyable douceur de croisière, dépourvue de toute vibration. Les bruits de la route et du vent sont bien atténués, en autant que la voiture roule sur une surface parfaite, car les supplices de la suspension se font vite entendre moindrement que l'on roule sur un revêtement en mauvais état. Les éléments porteurs de la CTS s'acquittent bien des petites inégalités de la route comme les joints de dilatation des ponts, lesquels sont à peine perceptibles. C'est cependant une autre histoire dans le cas des cratères lunaires défigurant les artères municipales un peu partout au Québec; l'impact de la suspension contre certains trous fait non seulement un bruit désagréable, mais génère des craquements au tableau de bord, en plus de secouer sèchement les occupants.
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